Riche, expert de la finance, forcément un homme ? Trois idées reçues sur les business angels
Faut-il être riche, expert financier ou un homme pour devenir business angel ? Trois clichés tenaces face à la réalité du collectif BA35.
On imagine souvent le business angel en investisseur fortuné, as de l'Excel, et presque toujours en homme. Chez Business Angels 35, la réalité est différente. Trois idées reçues, et ce qu'il en est vraiment.
« Il faut être riche pour être business angel »
Quelle surface financière faut-il ? Quel est le ticket moyen ? Ces questions reviennent souvent, nourries par un mythe tenace : l'investissement serait réservé aux très riches.
Dans les faits, il n'y a pas de ticket unique : chacun investit selon les projets et selon ses moyens.
- Chacun investit selon ses capacités.
- Il est possible de ne soutenir que quelques projets.
- L'investissement peut être réparti sur l'année, ou sur plusieurs années.
Être business angel n'est pas une question de montant : c'est une démarche personnelle et réfléchie, alignée avec sa capacité financière et son envie de s'engager. Pour rejoindre BA35, nous demandons une capacité d'investissement en capital-risque d'au moins 10 000 € par an.
« Il faut être expert financier »
On imagine le business angel capable de démonter un business plan en trois minutes chrono. Ce qui compte le plus, en réalité :
- l'expérience terrain : avoir déjà entrepris, échoué, réussi ;
- la capacité à poser les bonnes questions plutôt qu'à donner toutes les réponses ;
- le discernement : sentir une équipe, une dynamique, un marché ;
- l'envie d'accompagner sur la durée, pas seulement d'investir.
Comprendre les bases financières est utile, mais un business angel n'est ni un banquier ni un fonds. C'est souvent une expérience entrepreneuriale, une expérience de direction ou une expertise métier, mise au service d'un projet avec du temps, du réseau et du vécu. Savoir lire un compte de résultat aide, mais ce n'est pas le cœur du rôle : le collectif joue la carte des compétences diverses et complémentaires.
« Les business angels ? Que des hommes »
Aujourd'hui, les femmes représentent 18 % des membres de Business Angels 35, et leur impact va bien au-delà de ce chiffre. Engagées, actives, pleinement impliquées dans les projets, elles contribuent directement à la qualité des échanges et des décisions.
La mixité permet :
- des prises de décision plus équilibrées ;
- des regards croisés plus riches ;
- une meilleure compréhension des marchés et des usages ;
- des échanges plus ouverts et constructifs.
En bref : de meilleurs investissements.
Pas de profil type
Le business angel n'a pas de profil type. C'est une diversité d'expériences, de parcours et de points de vue, et c'est précisément ce qui fait la richesse du collectif.
Vous vous êtes déjà dit « Pourquoi pas moi ? » C'est probablement le bon moment.